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  • Linda et la police ! chaud l’Alabama !

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    La journée était déjà très difficile parce que le simple fait d’être sans Salim était difficile en soi mais surtout j’ai senti une réelle différence avec d’autres villes…

    Certains me disaient clairement qu’ils ne me prendraient pas même s’ils allaient dans la même direction, une autre personne m’a dit que ni les blancs, ni les noirs ne m’aideraient car je ne suis ni blanche ni noire, un couple s’est simplement foutu de moi en me faisant poireauter plus d’un quart d’heure puis sortant du magasin ils m’ont dit que c’était pas pour de vrai et qu’évidemment ils ne m’accompagneraient pas etc etc…

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    Aussi, concernant mon altercation avec la police, juste le fait de voir courir vers moi un policier la main sur son arme prêt à dégainer, aurait dû m’effrayer mais j’étais tellement fatiguée par cette course et surtout par ce climat ambiant que je n’ai pas réalisé qu’il ne fallait pas insister et obéir strictement aux ordres du shérif.

    A savoir que la petite Mamie qui a appelé le shérif avait en fait porter plainte contre moi, le cadreur et la journaliste spécifiant qu’on l’avait filmé toute nue et qu’on l’avait agressé… il n’y a qu’à voir les images pour se rendre compte que la seule personne agressée verbalement ce jour là c’est bien moi et par les forces de l’ordre en plus.

    Je pense qu’elle a fait cela parce que les américains sont en général assez procéduriers et portent plainte pour un oui ou pour un non empochant au passage quelques dollars…

    Avant d’ être rapatriée à l’hôtel, j’ai dû refaire une recherche d’habitation dans une autre banlieue afin d’avoir des images mais cela a été encore pire… un quartier beaucoup plus riche mais tellement plus glauque et effrayant…

    Ma dernière recherche s’est effectuée chez un monsieur d’une cinquantaine d’années qui vivait chez ses parents partis on ne sait où et qui avait tout le profil d’un vrai psychopathe … il ne desserrait pas les dents lorsqu’il me parlait ( tout en tenant son téléphone au niveau de son ventre afin de me filmer), il avait des spasmes bizarres et a finit la conversation par « tu peux dormir chez moi mais dans mon lit avec moi» ! RIDEAU pour moi !!! crise de nerfs et rapatriement à l’hôtel.

    De toute façon, il était déjà évident que quoi qu’il arrive je ne serai en aucun cas entré chez lui mais là c’était surréaliste ! j’ai même dit au cadreur à ce moment là : «j’suis sûre qu’il y a des femmes dans sa cave ou enterrées dans le jardin» sur le ton de la plaisanterie mais j’suis pas sûre qu’on soit si loin de la vérité…

    Bref, rapatriement à l’hôtel avec la journaliste et le cadreur ainsi que la sécurité qui ont tous été magnifiques avec moi et heureusement car ce n’était pas leur rôle mais ils l’ont fait quand même.